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Mieux vivre à Brignais / Tribune de juillet 2018




Inacceptable à Brignais : un adjoint diffame en public une élue de l’opposition

Le 12 juin 2018 le maire de Brignais n’a pas fait approuver le compte-rendu du conseil municipal du 24 mai 2018. Il demande d’attendre. Pourquoi ?

La transcription officielle des échanges prouvait formellement le caractère diffamatoire du propos de l’adjoint aux affaires scolaires à l’égard de Christiane CONSTANT, élue de notre groupe.

Le différent : l’attribution d’une subvention publique hors contrat à l’école d’enseignement catholique de Brignais pour une formation assurée par la Croix Blanche.

Comme elle expliquait pourquoi notre groupe s’opposait à cette délibération rappelant au maire qu’il affichait d’une part l’obligation d’économies d’argent public et que d’autre part il affectait à une école privée des fonds publics hors contrat, son adjoint au scolaire l’a traitée de « taliban de la laïcité » à deux reprises « sans le regretter » a-t-il clamé !

Nous sommes pourtant tous élus pour défendre la laïcité et le bon usage des fonds publics.

Le maire responsable de la police de l’assemblée n’est pas intervenu alors que notre élue le lui demandait.

Rappelons que le terme « taliban » est réservé à quelqu'un qui adhère à un mouvement fondamentaliste musulman pakistanais. Mondialement, cette organisation est considérée comme terroriste. La jeune MALALA a failli être tuée par les talibans pour son rôle de pionnière dans la défense de la laïcité. Assimiler notre élue à un taliban c’est donc l’assimiler à une terroriste musulmane fondamentaliste voulant tuer la laïcité. Inacceptable !

Christiane Constant le 12 juin en conseil municipal a déclaré que selon l’article 29 de la loi du 25 Juillet 1881, le terme de taliban porte atteinte à l’honneur et à la considération de l’élue laïque qu’elle est.

Elle demande alors au maire d’intervenir officiellement pour que son adjoint lui présente des excuses publiques à défaut elle saisira le tribunal correctionnel pour une procédure en diffamation. Silence.

Or la saisie du tribunal doit se faire dans les 3 mois qui suivent la diffamation soit avant le 24 août 2018. Aucun conseil public n’ayant lieu en août, l’adjoint doit s’excuser publiquement au plus tard lors du Conseil municipal du 5 juillet 2018. A suivre.

Christiane CONSTANT, Sylvie MORGEAUX, Lionel CATRAIN







04/07/2018
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